Lady Psy

 

 

 

 

 

 

 

 

Lady Psy, Sonia dans la vraie vie, multiplie les parcours sous prétexte de rentabiliser au mieux la seule vie dont elle dispose (faudrait pas gâcher)
A tout testé : concubinage, mariage, divorce, pacs (attend le prochain dispositif pour se remettre en couple)
Ne comprends pas toujours le sens de la route (a été, dans cet ordre : conseillère municipale, puis fonctionnaire, puis… française)
Découvre le rap français en 2003. Elle y gagne un titre qui deviendra son pseudo (Lady Psycho) et s‘amusera dans sa découverte du milieu : organisation de concerts et de battle de MC, figuration dans un clip, aide aux bruitages chez Loopshit studio
A été, par inconscience, animatrice de l’émission éponyme sur Radio Campus Grenoble
Ecrit depuis toujours (mais jamais aux éditeurs) : poèmes, textes, nouvelles, roman, guide pratique
S’est essayée au slam. S’est découverte drôle. Pire, a aimé ça
Se forme au théâtre auprès d’Emmanuelle François (Toultoutim&Cie) depuis 3 ans : secrétaire blonde à souhait dans “Après la pluie” de Sergei Belbel, simple d’esprit attachant Figolin et architecte déjantée Haysterningenn dans “Ainsi soient-elles” de Eric Beauvillain, jurée N°6 en mode piou piou dans “Verdict” (adaptation de 12 hommes en colère)
Place sa 3ème vie (célibataire, les enfants quittent le nid… Libérée, délivrééée) sous le signe de l’Humour

Elle Se lance sans aide à la soirée des bénévoles de la Basse Cour 2016 pour y jouer son 1er sketch, “l’Equation du Nous”
Prend des cours d’humour depuis un an, auprès de Mickaël Bièche (Grenoble Comedy Show)

Alors voici une petite interview de tous les artistes et nous continuons avec la prometteuse Lady Psy :

1/Comment es tu arrivé dans l’univers théâtral?

Étrangement, sur le tard. Gamine je montais des spectacles dans le jardin de ma grand-mère, j’embauchais les copains, j’écrivais des sketches, je mettais en scène des chansons qu’on chantait, je distribuais les rôles. J’invitais les voisins, je prévoyais les boissons et de quoi grignoter, c’était sympa Au collège j’ai fait 2 années de théâtre que j’ai adoré mais bizarrement, je n’ai pas poursuivi. Au lycée j’ai juste participé au off du centenaire du lycée (le lycée Champollion), j’ai contribué à la réalisation des décors (j’étais dans la section d’arts plastiques) et je jouais le rôle d’une fille prostituée par son père (le marchand de fruits) sur le marché égyptien qui accueillait le public pour les représentations d’Antoine et Cléopâtre. Plus tard (adulte, mariée, mère de famille) j’ai eu la chance d’être initiée au théâtre-forum (une initiative de la ville). Et puis, il y a 4 ans maintenant, le besoin de pratiquer une activité dans laquelle je m’éclaterai, qui développerait ma mémoire (je suis poisson ascendant Dorie…), renouer avec les émotions, libérer l’enfant en soi (et toutes ces fausses/bonnes raisons qu’on se donne pour justifier qu’on se donne le droit de s’amuser quand on est sensé être une adulte/mère responsable). Je me suis inscrite à un cours de théâtre (association Toultoutim, sur Varces) et… J’ai trouvé mon terrain de jeu J’ai hérité du rôle de la secrétaire blonde dans Après la pluie de Sergei Belbel. Mon dernier monologue faisait 2 pages, j’ai cru mourir ! L’année suivante j’ai expérimenté 2 nouveaux rôles : un homme, simple d’esprit (pour lequel j’ai eu les honneurs de la presse, crévindiou) et une architecte déjantée. Et puis, je me suis pris une rupture sentimentale dans la gueule (une de celle qui te met bien par terre que du coup tu te retrouves à chanter “et maintenant, que vais-je faire ?”). La 1ère pensée claire et cohérente que j’ai été capable de formuler à été “bon ben maintenant, je vais investir mon univers”. Dont acte : je me suis lancée dans l’humour On peut y voir un acte thérapeutique, c’est certain. Mais pas que. C’est surtout quelque chose dans lequel je m’éclate, je progresse, à mon rythme. Je me trouve au fur et à mesure, mes personnages prennent corps gentiment, le public me fait de bons retours (comme quoi la poésie a encore de beaux jours devant elle) (vous reprendrez bien une saucisse ? ) Alors je maintiens le cap

2/Pourquoi participer à des tremplins et pourquoi participer à cette 1ère édition?

Holà on va se calmer, jeune padawan : il n’y a pas que pour vous que c’était une 1ère !
Pourquoi un tremplin ? Parce que je ne savais pas que je postulais pour un tremplin… je n’aurai jamais osé sinon
Mon prof d’humour (Mickaël Bièche, dont vous avez tous pu apprécier le talent sur scène ) a eu la gentillesse de nous brancher sur l’évènement. Tel que c’était présenté, je pensais m’inscrire à un plateau amateurs pour le festival. Quand j’ai su ce qu’il en était, c’était trop tard pour réfléchir.
Pourquoi cette 1ère édition ? Parce que vous m’avez retenue pardi !

3/Quel bilan fais tu de cette édition?

C’était mon 1er tremplin et… j’ai adoré ça, vous avez un sacré sens de l’accueil ! Il y avait une bonne ambiance entre tous, c’était top ! Du coup, si c’est partout pareil, je risque de chercher à en faire d’autres, c’est malin
C’était une formidable opportunité pour se lancer à la rencontre du public, pour se tester sur scène (20 minutes, c’était une 1ère pour moi), pour échanger avec les autres artistes (j’ai appris plein de choses !). J’espère pouvoir revenir à la 2nde édition (mais faudra doubler le nombre de tropéziennes parce qu’on a du jouer la dernière part en combat de boue)

4/Quelle est ton actualité?

Me remettre au travail Et guetter les scènes ouvertes et les opportunités grenobloises à venir